Il y a quelques jours, la presse se faisait écho à propos d’une chose : le nom d’Akira Toriyama, le célèbre auteur de Dragon Ball et Dr. Slump, apparaîtrait dans les « Paradise Papers », une enquête internationale (commune) sur l’évasion fiscale. De nombreux journaux importants avaient relayés l’info à travers le monde, avec en tête Asahi Shimbun, le journal japonais.

Le nom d’Akira Toriyama apparaîtrait dans un investissement dans une entreprise américaine jugée comme frauduleuse par la justice américaine, depuis 2005.

Cette entreprise est donc en tord, mais qu’en est-il d’Akira Toriyama ?

Le principal intéressé se défend dans le magazine à scandales nippon,’FLASH’ N°28 (daté du 28 novembre), où on est venu l’interviewer, après une première prise de contact devant chez lui, à Nagoya :

Il apparaît à visage découvert (chose assez rare pour être souligné) et explique qu’il ne s’occupe pas de tout ce qui est fiscalité.

Pour pouvoir me concentrer sur mon propre travail je confie tout ce qui concerne les impôts à d’autres personnes.

Dans cette interview, Akira Toriyama explique qu’il confie tout ce qui concerne les impôts à son comptable fiscal personnel. Et qu’il n’est donc absolument pas au courant de ces problèmes de fiscalité.

Ça ne veut pas dire pour autant que je décide de quoi que ce soit. J’interviens seulement pour signer quand on me le demande et c’est tout.

À la question, « Recevez-vous des relevés de la part de votre comptable fiscaliste ? », il répond :

Oui. Je n’ai jamais rien fait de travers et tout est déjà du passé maintenant… Aaah, comme je ne comprends vraiment rien à ces choses-là on m’a demandé de ne pas m’avancer sur ce sujet. Je suis navré.

Là encore, le mangaka apparaît très détaché et ce n’est pas une surprise puisque déjà à bien des reprises il avait révélé ne pas être très au fait de tout ce qu’il générait.

Déjà à l’époque de Dr. Slump il avait du mal à imaginer les sommes qu’il générait avec son œuvre et ses dérivés. Maintenant qu’il fait partie des grosses fortunes de l’archipel, nul doute que cet homme qui a toujours voulu mener une vie paisible et reculée ne doit pas passer ses journées à compter toutes les fortunes générées par ses œuvres.

Le Bird Studio qu’il a créé, sur conseil de la Shūeisha, pour gérer ses propriétés intellectuelles, montre d’ailleurs bien que les travaux d’Akira Toriyama ont dépassées le stade de simples succès. L’homme, lui-même, est-il dépassé par ses propres succès ?

Merci à pour l’information au sujet de l’article.