Akira Toriyama

Akira Toriyama (鳥山明, Toriyama Akira) est l’auteur du manga Dragon Ball. Designer de formation, il a fait ses débuts avec Wonder Island en 1978, publié dans le magazine Weekly Shōnen Jump. Ses œuvres les plus connues sont Dr Slump et Dragon Ball, qui ont toutes deux été adaptées en anime.
En 2008, Dragon Ball comptabilisait plus de 150 millions de tomes vendus au Japon, (Tankōbon et Kanzenban confondus) et plus de 350 millions dans le monde.

En 1981, Toriyama-sensei a gagné le prix de la division garçon-fille lors de la 27ème édition du Shogakukan Manga Award. Nishimura Shigeo, le rédacteur en chef de Weekly Jump à l’époque de l’âge d’or du magazine, dans les années 80 et 90 a déclaré :

La première fois que nous avons atteint les 600 millions de copies vendues c’est grâce au pouvoir destructeur d’Akira Toriyama, personne ne peut le nier.
Shigeo Nishimura, rédacteur en chef de Weekly Shōnen Jump

 

Akira Toriyama est né le 5 avril 1955 à Nagoya, dans le district d’Aichi, sur l’île Honshū. Fils de (M.) Toriyama Karasu et (Mme) Toriyama Tonbi, il grandit à la campagne et cela se ressent à travers ses nombreuses œuvres, se déroulant justement en milieu rural. Il existe des planches où il raconte quelques anecdotes de son enfance. Passionné par le dessin et les mangas, durant son adolescence il dessine beaucoup et lit beaucoup de mangas. Il sera notamment très influencé par Tezuka, celui que l’on surnomme le maître du manga.

Ses autres influences viennent du cinéma, dont il porte un intérêt tout particulier, notamment les films d’animation de Disney ou encore Star Wars bien plus tard. Il entre ensuite dans un lycée spécialisé dans l’art, ce qui lui permet d’assouvir un peu plus son plaisir à dessiner.[1]

Après le lycée il n’entre pas à l’Université, mais entre directement dans la vie active. A 20 ans, il travaille pour une société de dessin publicitaire. Il y restera deux ans et demi, avant de démissionner. En 1977, alors à la recherche d’un emploi, il tombe sur un concours de manga organisé par la Shūeisha. Il y participe et envoi ses planches (Awawa World), mais ne gagne rien. Il retenta l’année suivante avec Mysterious Rain Jack, mais ne remporta pas de prix une fois encore. Un jour, il reçut un appel de Torishima Kazuhiko (employé de la rédaction de Weekly Shōnen Jump) lui conseillant de ne pas abandonner et de continuer à dessiner.

Cette année-là (1978), il réalise son premier véritable manga, Wonder Island, qui sera publié dans le magazine Weekly Shōnen Jump #52. Ce manga d’une quinzaine de page ne remporte pas un grand succès. Cependant Toriyama n’abandonne pas et offre une suite : Wonder Island 2. Cette suite ne connut pas non plus un franc succès. L’année suivante il subit de nombreux refus, qui auraient pu changer sa carrière s’il n’était pas obstiné. C’est alors qu’il crée Tomato, la fille détective, qui intéresse le public et lui redonne courage.

 

Dr. Slump (1980-1984)

En janvier 1980, Toriyama publie un manga qui sera son premier grand succès : Dr. Slump. Publié entre janvier 1980 et août 1984, ce manga humoristique acquerra une grande renommée et sera publié en dix-huit volumes reliés (Tankōbon). Une adaptation anime verra même le jour. Des lettres d’encouragement commencent alors à pleuvoir sur son bureau. De 1981 à 1984, Toriyama prendra le temps de créer de nombreuses histoires courtes qui trouveront leur public, comme par exemple Pola & Roid, qui lui permit de remporter le prix de meilleur mangaka de Shōnen Jump, en 1981, ou encore Pink, en 1982. Cette année-là, alors même qu’il dessinait le mariage de Senbéé Norimaki et Midori Yamabuki dans son manga Dr. Slump, Toriyama épousait l’auteur de Shōjo manga Nara Mikami (aussi appelée « Yoshimi »). D’ailleurs, sa femme mit fin à sa carrière à cette occasion. Toujours en 1982, Toriyama-sensei remporte le prix de la division garçon-fille, lors du 27ème Shogakukan Manga, avec Dr. Slump. Ces succès assurent alors à notre maître du manga une place toute particulière parmi les grands mangaka de la nouvelle époque, avec parmi eux Katsura Masakazu, qui deviendra un de ses meilleurs amis et avec qui il travaillera sur plusieurs projets par la suite.
A ce stade de sa carrière, il est difficile d’identifier les nombreuses inspirations qu’il eut pour ses travaux. On le sait, il admire Tetsuwan Atom (Astro Boy) de Tezuka Osamu, qu’il considère comme le père du manga. Mais il est aussi un grand fan de Godzilla ou encore d’Ultraman. Il fut également très impressionné par les 101 Dalmatiens de Walt Dinsey, dont il aime rappeler le grand talent artistique. Grand passionné de films d’arts martiaux, il fut beaucoup influencé par le film Drunken Master dans lequel joue Jackie Chan. Toriyama-sensei a aussi avoué être un grand fan de Stars Wars et cette influence s’est d’ailleurs retrouvé dans son second manga « Mysterious Rain Jack », qui parodie allègrement Stars Wars.
Dans son manga « Wonder Island 2 » on retrouve d’ailleurs C-3PO, puis R2-D2 et des Stormtroopers apparaissent dans le chapitre 14 de Dr. Slump. Sur la cover du seizième chapitre de Dr. Slump, Senbei et Aralé sont même déguisés en C3-PO et R2-D2. Plusieurs personnages de Stars Wars apparaissent sur la cover du chapitre 25, Aralé et Gacchan sont déguisés en Luke Skywalker et Darth Vader sur la cover du chapitre 29 et enfin Yoda apparaît en tant que caméo dans le chapitre 41 du manga.

Le succès de Dr. Slump est tel que la société de production Tōei Animation décida de créer deux adaptations télévisées animé. La première série, appelée « Dr. Slump Aralé-chan », fut diffusée de 1981 à 1986 sur la chaine Fuji TV. Elle eut droit à 243 épisodes au total ! Un remake appelé « Dr. Slump » vu le jour le 26 novembre 1997 et fut diffusé jusqu’au 22 septembre 1999. Il y eut au total 74 épisodes de cette seconde série. Avant que ce remake ne voit le jour, il y avait d’abord eu une suite au manga de Toriyama, réalisée par le scénariste Koyama Takao et le dessinateur Nakatsuru Katsuyoshi. Quatre volumes furent publiés entre 1994 et 1996. En 2007, Toriyama-sensei fit lui-même une petite suite, encore plus courte, intitulée « Dr. Mashirito et Abalé-chan ».

Afin de réaliser Dr. Slump, en 1983, Toriyama-sensei voulait plus que tout garder son indépendance et fonda son propre studio de travail qu’il baptisa Bird Studio, en référence à son patronyme. Cette même année, il créa deux nouveaux mangas : Dragon Boy et Les aventures de Tongpoo. Ces deux travaux furent des prototypes pour sa série Dragon Ball.

 

Dragon Ball (1984-1995)

Dragon Ball fut l’un des piliers de l’âge d’or de Jump (début des années 90). Le succès fou de cette série a motivé Toriyama-sensei pour continuer à travailler dessus pendant plus de 10 ans (de 1984 à 1995). Au cours de ces années il a réalisé 519 chapitres, répartis sur 42 volumes reliés (Tankōbon). Chaque volume ayant une moyenne de 200 pages, l’histoire complète de Dragon Ball tient en plus de 9000 pages, ce qui est plutôt énorme.
Sur Dragon Ball, Toriyama eut trois rédacteurs en chef qui l’ont suivi au cours de ces 11 années de publication. Il y avait d’abord Torishima Kazuhiko, qui avait repéré Toriyama et qui avait travaillé avec lui sur Dr. Slump. Celui-ci fut l’éditeur de Toriyama jusqu’à la période du 23ème Tenka Ichi Budôkai. Ensuite, son second éditeur fut Kondo Yu, qui participa aux périodes les plus populaires du manga, avant d’être remplacé par Fuyuto Takeda à peu près au milieu de la période Cell. Ce dernier a également supervisé les travaux du maître après la fin de Dragon Ball. Au cours de sa carrière, Toriyama-sensei n’eut que 2 assistants : Tanaka Hisashi (qui a travaillé sur la première moitié de Dr. Slump) et Matsuyama Takashi, qui fut l’assistant de l’auteur sur la seconde partie de Dr. Slump et sur toute l’histoire de Dragon Ball.

La popularité de Dragon Ball a très rapidement conduit à la création de séries animées produites par Tōei Animation (Dragon Ball, Dragon Ball Z et Dragon Ball GT). Dragon Ball et Dragon Ball Z sont directement tirés du manga, tandis que Dragon Ball GT fut une suite entièrement créée par Toei Animation après la fin du manga Dragon Ball. Outre l’anime, il y avait également les jeux vidéo, qui sortirent en très grand nombre, notamment grâce à Bandai. En tant que créateur original, Toriyama-sensei s’est pas mal investi dans le suivi de son œuvre et a assisté à des réunions de productions pour fournir des commentaires sur la progression de la série, ainsi que donner son avis sur le contenu des trois séries animées et il a même fourni des dessins de personnages et des croquis pour les fillers et certains films. Au final, les trois séries Dragon Ball comptent 508 épisodes.

 

Autres succès (1985-2013)

En collaboration avec l’auteur de manga Akira Sakuma , Toriyama-sensei a publié Hetapi Manga Kenkyūjo entre octobre 1982 et mars 1984, dans les pages du magazine Jump Fresh. Il s’agit là d’un manga qui explique aux lecteurs comment créer un manga. Ces chapitres ont ensuite été publiés sous la forme d’un seul volume relié en 1985. Par la suite, ses lignes propres et son sens du design, permettra à Toriyama d’être engagé comme Character Designer du jeu vidéo Dragon Quest, qui deviendra extrêmement populaire.

En 1988, il créé des personnages de marionnettes pour un court métrage intitulé Apple Pop, qui fut diffusé en avril dans le programme pour enfant « Hirake Ponkikki ». La même année, Toriyama-sensei produit son premier film d’animation : Kosuke-sama & Rikumaru-sama – Le dragon de l’île de Konpei. Ce long métrage d’animation d’une durée d’une heure met en vedette deux jeunes samurai qui sont les gardiens de l’île de Konpei, sur laquelle vit un dragon. Il travaille également sur les adaptations animées de ses mangas Pink et Kennosuke-sama, montrées en compagnie du film Dragon Ball Z « La super bataille décisive autour de la Terre », dans le cadre du Toei Anime Fair de juillet 1990, consacré au « Toriyama World », l’Univers de Toriyama Akira. Cette même année, alors qu’il est toujours en train de dessiner Dragon Ball (et qu’il est en pleine saga Freeza), il décide d’écrire un nouveau manga, intitulé Cashman – Le combattant rémunéré. Cette histoire ne sera pas publiée dans Weekly Jump, mais dans V-Jump. Une suite de cette histoire sera d’ailleurs réalisée en 1998 par Koyama Takao et Nakatsuru Katsuyoshi, après la suite de Dr. Slump, toujours publié dans V-Jump.

En 1993, Toriyama-sensei écrit Go ! Go ! Ackman, un manga qui fut adapté en une série de trois jeux de plateforme pour la console Super Famicom, ainsi que pour un jeu de casse labyrinthe (dans le même genre que Pac-Man) pour GameBoy, entre 1994 et 1995. Ce manga fut même adapté en un petit film d’animation de 15 minutes, présenté pour la première fois lors du V-Jump Festa de 1994. Entre 1993 et 1995, une exposition spéciale dédiée aux travaux de Toriyama-sensei fera le tour du Japon. Il s’agit du « Toriyama Akira Exhibition », qui eut lieux dans les plus grandes villes du Japon, réunissant plus de 400 000 visiteurs en plus de trois ans.
Ces années-là, Toriyama-sensei sera également le Character Designer de plusieurs jeux vidéo, dont Chrono Trigger, puis Tobal, quelques années après (1996-1997).

Après l’arrête de Dragon Ball en 1995, Toriyama-sensei a pris une pause pour écrire tranquillement quelques histoires courtes. Cette même année, il donna des interviews pour les Daizenshū. Une série de livres reprenant toutes les informations qu’il y a à connaître autour de Dragon Ball, à la manière d’encyclopédies. Les principales histoires courtes que Toriyama dessina après Dragon Ball sont : Cowa ! (1997-1998), Kajika (1998-1999), Sand Land (2000), et Nekomajin (1999-2005).

En 2002, le maître a réalisé de nouvelles covers pour la réédition du manga Dragon Ball sous forme de Kanzenban (Edition Parfaite). Cette réédition fut publiée entre le 04 décembre 2002 et le 02 avril 2004. En plus de ces nouvelles covers, quelques tomes bénéficient de corrections et de nouvelles illustrations. Une nouvelle fin de quatre pages inédites a même été ajoutée au dernier tome.

En 2003, il réalise un livre pour enfant intitulé Toccio the Angel. Puis, en 2005, son Bird Studio réalise le design d’une voiture entièrement électrique : La Q-Volt. Celle-ci fut vendue au Japon par CQ Motors, pour la modique somme de 1 990 000 yens. La voiture existe en 5 coloris et seulement 9 exemplaires furent produits.
Durant l’hiver 2006, Toriyama-sensei travaille en collaboration avec Oda Eiichirō, l’auteur de One Piece (très grand fan de Toriyama) pour réaliser un one-shot mêllant les Univers de Dragon Ball et de One Piece, appelé « Cross Epoch ». L’année suivante, Toriyama-sensei réalise une courte suite de Dr. Slump, appelée « Dr. Mashiroto & Abalé-chan », qui sera publié dans le Weekly Shōnen Jump #4.

En 2008, Toriyama-sensei se met à travailler sur des projets manga avec son meilleur ami mangaka de longue date, Katsura Masakazu (auteur de Wingman, Video Girl Ai, DNA², Zetman etc.). Katsura-sensei réalise les illustrations, tandis que Toriyama-sensei se charge d’écrire l’histoire. A deux, ils réalisent ainsi Sachie-chan Gū !! (2008), puis Jiya (2009-2010).

En 2009, Avex Trax (division musicale d’Avex Group) commande à Toriyama un portrait de la chanteuse Hamasaki Ayumi. Ce portrait de la chanteuse Pop a été imprimé sur le CD de son single « Rule/Sparkle » qui sert d’Ending au film live « Dragon Ball Evolution ».

En novembre 2010, il signe un one-shot intitulé Kintoki. Cette histoire qu’il réalise complètement seul est son premier vrai projet solo depuis Sand Land, parut en 2000.
Pour sensibiliser les gens au drame qui a touché le Japon le 11 mars 2011, et afin de soutenir les personnes touchées par le tremblement de terre et le tsunami, il collabore avec Shônen Jump pour la création d’une vidéo de soutien.

Le 14 juillet 2012, dans le Weekly Shōnen Jump #33, Toriyama-sensei annonce sa participation au scénario du film Dragon Ball Z « Le départ du plus fort », qui sortira le 30 mars 2013 au cinéma, au Japon. C’est la première fois qu’il s’investi autant dans un film adapté de son manga Dragon Ball.

 

Personnalité et vie privée

C’est une personne très discrète, timide et réservée qui n’aime guère les interviews. Malgré tout, ses mangas, notamment les 42 tomes originaux de Dragon Ball, contiennent parfois des images, des commentaires et des anecdotes sur sa vie. C’est principalement à travers ces éléments autobiographiques que l’on peut retracer sa vie. La plupart des images utilisées en introduction des tomes sont des autoportraits dessinés, où il se met en scène de façon humoristique très souvent. Il lui est aussi arrivé d’utiliser de véritables photographies, comme lorsqu’il abordait le sujet de ses animaux de compagnies ou encore de la naissance de son fils. Mais depuis l’explosion de Dragon Ball au milieu des années 90, il ne souhaite plus apparaitre en photo ou à la télévision. Le succès a été tel, qu’il a été vraiment dépassé et c’est une des raisons pour lesquelles il est maintenant beaucoup plus discret.

En 1982, Akira Toriyama s’est marié avec l’ancienne mangaka, Nara Mikami, également connue sous le pseudonyme de « Yoshimi ». Ensemble, ils ont eu deux enfants. Leur fils, Sasuké, est né en avril 1987, tandis que leur fille est née vers la fin des années 90. On peut voir son épouse dans les Bird Land Press et son fils en photo dans l’introduction du tome 11 de Dragon Ball. Les autres évènements importants de sa vie privée après les années 90, ne seront plus communiqués.
Au cours de sa carrière, il a réalisé plus d’une quarantaine de mangas. Toujours très préoccupé par son travail, Toriyama-sensei n’hésite pas à redessiner encore et encore la même illustration, par soucis de perfection. C’est ainsi qu’il a passé de nombreuses nuits blanches sur ses travaux et qu’il se plaint souvent de son manque de temps libre. En revanche, il déteste s’attarder sur une illustration et préfère la terminer le plus vite possible afin de pouvoir juger du résultat final.

Comme il n’aime pas les grandes villes, il préfère vivre dans des zones calmes, plus rurales, où il peut à la fois se consacrer à sa famille et à son travail. Il vit maintenant à Kiyosu, ville de la préfecture d’Aichi. Son plus grand passe-temps et l’assemblage de maquettes. Il possède des dizaines et des dizaines de maquettes en tout genre et se surprend même des fois à passer son temps à l’assemblage de celles-ci au lieu de travailler.

Toriyama-sensei aime aussi beaucoup les animaux. A l’époque où il publiait Dr. Slump, il avait deux chiens, nommés Turbo(-maru) et Turbo II. Il possédait aussi un chat nommé Ohiru et également plusieurs oiseaux. A l’époque de Dragon Ball, il possédait un husky sibérien appelé Matoryōshiku, un chat noir nommé Koge, un Welsh Corgi nommé Toma (que l’on peut voir le rabat de la cover de Kajika), ainsi que d’autres oiseaux.

Il aime également les jeux vidéo, prendre l’air avec ses chiens, et faire de la moto (une passion qui ne l’a jamais quitté depuis qu’il a obtenu son permis en 1984). Mais son plus grand plaisir est d’avoir une vie de famille.

 

Mangas

Awawa World : C’est le premier manga de Toriyama-sensei. Awawa World ne sera jamais publié dans les magazines de prépublications, mais cette histoire a été réalisée en 1977 pour le concours du Monthly Young Jump Award. L’histoire ne sera même pas retenue par le jury. Awawa World sera malgré tout rendu public à travers les Bird Land Press #4~5, plusieurs années plus tard.

Le mystérieux Rain Jack : Avec ce manga, Toriyama Akira devient finaliste du concours Monthly Young Jump Award, en 1978. Toriyama ne le remportera pas, mais grâce à ça il sera repéré par Torishima Kazuhiko, celui qui deviendra son premier éditeur au sein de la Shūeisha. C’est notamment son lettrage et en particulier ses onomatopée à l’occidentale qui l’on convaincu. L’histoire sera rendue public dans les Bird Land Press #3-4.

Wonder Island : C’est la première œuvre publiée de Toriyama-sensei. A l’époque, il n’est encore qu’un amateur, mais en l’espace de quinze pages et d’un chapitre, Toriyama mélange agréablement différents univers en mêlant les créatures réelles et bizarreries comme les dinosaures et animaux imaginaires aux personnages gagesques et inspirés d’œuvres cinématographiques. Malgré son originalité hors du commun, cette histoire ne convainc pas le public et finie dernière du sondage de popularité du magazine Weekly Jump.

Wonder Island 2 : Publié dans un numéro hors série de Weekly Shōnen Jump, ce second chapitre de Wonder Island est une seconde chance donné par Torishima Kazuhiko (son éditeur) à Toriyama Akira, pour qu’il démontre ses talents. Le maître multiplie les références et fait intervenir des personnages d’Ultraman, King Kong, Godzilla, Star Wars, Astro Boy ou encore Frankenstein. Malgré tout ce manga ne remportera pas la sympathie des lecteurs du magazine Shōnen Jump.

L’île Highlight, aujourd’hui : Après 500 planches refusées par la Shūeisha, Toriyama parvient enfin à se faire publier cette nouvelle histoire, le 20 avril 1979. Malgré une succession de gags en série, cette histoire assez pauvre scénaristiquement, ne remporte pas les faveurs des lecteurs et finit ainsi mal classée.

Tomato, la fille détective : Après l’échec de Honjitsu no Hairai Tō, Torishima Kazuhiko demande à Toriyama-sensei d’écrire une histoire dont le personnage principal serait une fille. C’est ainsi que fut créée Tomato, la fille détective. Ce manga publié dans les pages du numéro hors série de Weekly Jump du 15 août 1978, marque un tournant dans la carrière du maître. C’est le premier qui finit assez bien classé dans les sondages du WSJ.

Dr. Slump : Après le succès de Tomato, Toriyama décide de continuer sur le thème de la jeune fille naïve qui enchaîne les catastrophes. C’est ainsi que née la série Dr Slump, en janvier 1980. Ce manga deviendra le premier gros succès du maître et sera même adapté en série animée. Le manga prendra fin en août 1984, dans le numéro 39 de Weekly Shōnen Jump.

Pola & Roid : A la fin de l’année 1980, les lecteurs de magazine Weekly Shōnen Jump furent invités à nommer leurs auteurs favoris. Toriyama fait partie des élus et se voit obliger de réaliser une histoire de 45 pages pour l’occasion. Il créé ainsi Pola & Roid, avec laquelle il remporte le prix des lecteurs en 1981 et gagne ainsi un voyage en Suisse.

ESCAPE : Parut dans un numéro hors série de Weekly Shōnen Jump, il s’agit d’une courte histoire de science fiction de cinq pages, entièrement en couleur. A la manière des twist endings, cette histoire très agréable à suivre reprend les standards des comics de Science Fiction des années 50. Escape a ensuite été ensuite publiée dans le volume 2 des histoires courtes d’Akira Toriyama, en 1988.

Mad Matic : Fin d’année 1982, Toriyama fait à nouveau partie des auteurs favoris des lecteurs et pour cette occasion il doit de nouveau réaliser une histoire courte de 45 pages. Il réalisera ainsi Mad Matic, avec ses deux assistants Hishuwashi-san et Tanigami-san. La première version de ce manga fut refusée par l’éditeur. La seconde, celle que l’on connaît, jouie d’un découpage audacieux et d’une grande amélioration des techniques de mouvements et de rapidité de lecture. Mad Matic figurera parmi le recueille des histoires courtes de Toriyama sorti en mai 1984.

Pink : Sorti en octobre 1982 dans le numéro de Fresh Jump du mois de décembre, Pink est un nouveau genre de manga auquel s’essaye Toriyama. Même si les gags restent très présents, c’est ici l’action qui domine le sujet. Le background de l’histoire sera réutilisé par la suite pour Sand Land. A noter que Pink a également connue une adaptation anime, sous forme de film diffusé en même temps que le troisième film Dragon Ball Z, lors du Tōei Anime Fair spécial « Toriyama Akira The World », de l’année 1990.

Chobit : A l’instar de Dr Slump, cette histoire se déroule à la campagne. Il s’agit ici d’une histoire assez calme, avec peu d’action, mais beaucoup de gags. Toriyama Akira utilise encore son registre déjà bien rodé, avec une jeune heroïne en guise de personnage principal. Chobit a été écrit dans l’urgence pour célébrer le fait que Toriyama faisait encore partie des auteurs favoris des lecteurs de WSJ en fin d’année 1982. Les décors de Chobits ont été réalisés par son assistant, Matsuyama Takashi.

Dragon Boy : Parut en juin dans le Fresh Jump du mois d’août 1983, Dragon Boy fait partie des prémices de Dragon Ball. Le chapitre 2 de Dragon Boy sera publié en septembre dans le Fresh Jump daté du mois d’octobre 1983. Toriyama qui cherchait à débuter un nouveau manga pour conclure Dr Slump qui commençait à le laissait, a eu l’idée de prendre pour thème les arts martiaux, fortemment inspiré par les films de Jackie Chan. Il gardera l’ambiance générale, le background, les références et les caractères des princpaux protagonistes pour l’histoire de Dragon Ball.

La grande aventure de Tongpoo : Publié dans le recueille d’histoires courtes d’Akira Toriyama vol. 1, ce manga est encore un des fondements de Dragon Ball. Certes, Tongpoo est un robot tout comme Aralé, mais le duo qu’il forme avec Plamo et les caractères des personnages serviront là encore de base pour DB. On découvre également des capsules magiques pouvant contenir toute sortes d’objets. C’est ce qui donnera naissance aux capsules Hoï-Poï de Dragon Ball.

Dragon Ball : Après la fin de Dr Slump, Toriyama a expérimenté plusieurs histoires afin de trouver une échappatoire qui lui permettrait de débuter un nouveau manga. C’est chose faite avec Dragon Ball qui débuta en décembre 1984 dans les pages du Weekly Shōnen Jump. Ce manga deviendra son plus gros succès et il le dessinera pendant onze années consécutives au rythme d’une parution hebdomadaire. Dragon Ball prendra fin au bout de 519 chapitres, le 05 juin 1995.

Apprendre les mangas avec Hetappi d’Akira Toriyama : Ces planches réalisées avec Sakuma Akira sont d’abord parues dans le magazine Fresh Jump entre octobre 1982 et mars 1984. Elles sont ensuite sorties sous la forme d’un manga relié, publié la première fois en mai 1985, au Japon.

Mister Hō : Encore un manga qui se déroule à la campagne. Cette fois, le paysage n’est pas très éloigné des plaines où Raditz débarque dans Dragon Ball. On retrouve beaucoup d’engins futuristes et l’armée qui persécute le peuple fait echo à l’armée du Red Ribbon qui occupait justement les chapitres de Dragon Ball cette année là. Mr. Hō sera aussi publié dans le reccueille des histoires courtes d’Akira Toriyama vol. 2, en mars 1988. A noter que Hō est le portrait craché de Yamcha.

Lady Red : Il s’agit d’un manga pour adulte publié dans les pages du magazine Super Jump. Cette courte histoire ne compte que trois pages. C’est un des rares travail de Toriyama-sensei qui pourrait presque être catalogué comme érotique, bien que les scènes soient très très soft. Le style graphique et l’humour noir rappelle Go ! Go ! Ackman, mais on est ici dans un format bien différent. Cette histoire n’a jamais été publiée dans un recueille ni même à l’étranger.

Kennosuke-sama : C’est la seconde histoire de Toriyama qui se déroule dans un univers médiéval typiquement japonais. Malgré tout, l’auteur n’hésite pas à créer le décalage entre le monde traditionnel et la modernité de certains objets ponctuels. A noter que ce manga a été adapté au cinéma et fut diffusé à l’occasion du Tōei Anime Fair de 1990. Le film est sorti en même temps que Pink et le 3e film DBZ. C’est également le seul et unique projet d’adaptation anime où Toriyama-sensei à travaillé directement sur la réalisation.

Sonchoh : Il s’agit d’un manga plutôt écologiste qui se déroule une fois de plus en milieu rural. L’ambiance générale est assez proche de celle de Mister Hō. On notera l’utilisation du Jimny de Suzuki comme véhicule pour le maire. Ce même véhicule sera dessiné en cover du chapitre 155 de Dragon Ball, sorti en janvier 1988 en pleine péridoe Piccolo Daimaō, soit le même mois que Sonchoh. Toriyama-sensei devait vraiment être captivé par ce 4×4 en ce début d’année 1988.

Mamejirō-kun : Les traits de ce manga sont plus simplistes qu’à l’accoutumée, certainement pour parfaire l’adéquation avec le scénario et l’ambiance générale dégagée par le personnage de Maméjiro. Ce manga renoue avec l’esprit comique de Dr Slump.

Karamaru, nettoie les cieux : Ce manga est une sorte de version moderne du petit chaperon rouge de Perrault. Karamaru-kun Nihon Bare est aussi le troisième manga du maître qui se déroule dans un monde proche du Japon médiéval. Karamaru ressemble beaucoup à Kennosuke, à la différence que celui-ci est Ninja, tandis que l’autre est Samurai. Le pseudo-ninja qui apparaît dans cette histoire nous rappelle beaucoup Murasaki de par ses gags et son manque de talent pour l’art qu’il pratique.

Rocky : Il s’agit d’une histoire faisant office de spin-off à Dr Slump, parue dans « Dōjinshi Neko Jū Jisha to Sono Yūjin-tachi », en 1989. Cette histoire est donc totalement inédite en manga puisqu’elle ne fut pas publiée en dehors de cet ouvrage. En plus d’être inédite elle est aussi très méconnue, puisque ce travail de Toriyama est passé assez innaperçu. Rocky est un manga de 07 pages que l’on retrouve donc dans cet ouvrage de plus de 185 pages. Toriyama y a participé en compagnie de plusieurs mangaka. Ce livre est pour ainsi dire un recueil de petites histoires écrites par divers mangaka. Et malgré l’appellation « Dōjinshi » que l’on retrouve dans le titre de l’ouvrage, ce livre ne contient aucun travail de fan !

Wolf : Il ne s’agit pas vraiment d’un manga dans le sens moderne du terme, mais plutôt d’une petite histoire imagée publiée dans les pages de l’art book « Toriyama Akira The World », sorti en janvier 1990 au Japon. Cette histoire n’a jamais été publiée en dehors de cet ouvrage singulier.

Le mystérieux Rain Jack : Avec ce manga, Toriyama Akira devient finaliste du concours Monthly Young Jump Award, en 1978. Toriyama ne le remportera pas, mais grâce à ça il sera repéré par Torishima Kazuhiko, celui qui deviendra son premier éditeur au sein de la Shūeisha. C’est notamment son lettrage et en particulier ses onomatopée à l’occidentale qui l’on convaincu. L’histoire sera rendue public dans les Bird Land Press #3-4.

Cashman, le combattant rémunéré : Parut de manière sporadique dans les pages du magazine V Jump, Cashman le combattant rémunéré est un manga ambitieux dont le chara design général se rapproche énormément de Dragon Ball. Le personnage de Cashman est d’ailleurs fortemment inspiré de Freeza. Ce manga aura droit à une parution Tankōbon d’un seul tome, puis à une parution dans les histoires courtes d’Akira Toriyama vol. 3. Cashman fut également reprit par Koyama Takao et dessiné par Nakatsuru Katsuyoshi en mai 1997. L’histoire aura même droit à une adaptation anime !

Le lutteur Sumo de Monmon : Publié en 1992 en coopérations avec d’autres Mangaka, Monmon no Sumō Yūgi a été édité dans les pages de Weekly Shōnen Jump, le magashi le plus populaire de la Shūeisha. Toriyama n’y a participé qu’en tant que graphiste, pour dessiner Son Gokū, comme par exemple quand on le voit parmi le public assistant à ce tournoi des combattants Sumo.

Dub & Peter 1 : D’abord avec Cashman, puis ensuite avec Dub & Peter, Toriyama Akira cherchait à débuter un nouveau manga capable de remplacer Dragon Ball. Mais aucunes de ces histoires ne parviendra à attirer assez de lecteur pour les détourner de Dragon Ball qui fera encore un carton pendant bien des années. A l’instar de Cashman, Dub & Peter et sorti dans le magazine V Jump de manière sporadique.

Go ! Go ! Ackman : Une des histoires courtes les plus mémorables qu’ait réalisé Toriyama. En plus de compter 11 chapitres, ce manga a été adapté en pas moins de quatre jeux vidéo et une adaptation animée réalisée par Imamura Takahiro, sortie en 1994 à l’occasion du V-Jump Festival de juillet.

Peke l’extraterrestre : C’est une histoire courte mêlant science fiction et comique de deux chapitres, parus d’abord dans le magazine Weekly Shōnen Jump 37-38 du mois d’août 1996, puis dans le numéro 39.

Tokimecha : Tokimecha est une histoire de trois chapitres qui a été publiée dans les Weekly Shōnen Jump 3/4, 5/6 et 7, de décembre 1996, jusqu’à janvier 1997. La rencontre entre les deux protagonistes principaux rappelle beaucoup celle qui a eu lieu entre Son Gokū et Bulma, dans Dragon Ball.

Bubul du village des démons : Majin Mura no Bubul a obtenu le prix des lecteurs après sa publication dans les pages du magazine Weekly Jump. Cette histoire n’a pas été publiée en dehors du magashi de la Shūeisha.

Cowa ! : Cowa! est un manga au design plutôt enfantin, très soigné, avec de nombreuses pages couleurs. Ce manga est aussi une leçon de vie puisque cette fois encore la malice des hommes est révélée. Ce manga fantastique et plein d’humour contient pas moins de quatorze chapitres et a eu droit à une sortie Tankōbon, en 1997. Le début du manga rappelle beaucoup Dr Slump. Plus on avance dans l’histoire plus on découvre d’autres horizons et plus on retrouve les thèmes d’actions phares de Toriyama-sensei.

Kajika : La série a débutée en juillet 1998 dans les pages de Weekly Shōnen Jump et a prit fin fin en septembre 1998, dans le numéro 44 du magazine, après 12 chapitres. Ce manga est sorti en Tankōbon, en 1998, au Japon. Kajika est un manga d’aventure et d’action qui laisse une grande place aux combats et nous rappel ainsi beaucoup les plus grandes sagas de Dragon Ball.

Haigyo no Mahimahi : Ce manga d’un seul chapitre a été publié en janvier 1999 dans les pages de Weekly Shōnen Jump. Cette histoire est très peu connue du public principalement car elle n’a pas été publiée dans les recueilles d’histoires courtes de Toriyama.

Neko Majin est là : Le premier chapitre de cette histoire est sortie dans les pages du WSJ, en avril 199. Le second chapitre intitulé « Neko Majin ga Iru 2 » est sorti en août 1999 dans le numéro 37/38 de Weekly Shōnen Jump. Ce manga humoristique avec des gags à foisons se plaît à reproduire des scènes d’actions à la Dragon Ball. Neko Majin est en quelque sorte une auto parodie de la part de l’auteur, puisqu’on peut par exemple y voir Neko Majin exécuter un Kame-Hame-Ha a sa façon…

Hyowtam : Hyowtam est une histoire courte publiée dans le magazine E-Jump. Il s’agit d’une petite histoire écologique de huit pages réalisée entièrement à l’aide d’un ordinateur. Une première pour Toriyama. L’histoire est définitivement destinée aux plus jeunes. Hyowtam fut sûrement un bo prémice pour Toccio The Angel, tant au niveau du scénario, des thèmes abordés, que du public à qui il est destiné. Cependant, malgré son nombre de pages très réduit, il s’agit bien d’un chapitre de manga et entièrement en couleur qui plus est !

Sand Land : La série a prit fin au bout de 14 chapitres, dans le numéro 36/37 de Weekly Shōnen Jump, sorti au mois de septembre 2000. Le tome relié de cette histoire sortira ensuite en novembre de la même année, au Japon. A noter que Sand Land fut entièrement dessiné par Toriyama-sensei, y compris les décors (même les plus minimes) et les tanks. D’ordinaire, les mangakas sont aidés par leurs assistants pour ces choses là, mais sur Sand Land, Toriyama a travaillé seul.

Neko Majin Z : Le second chapitre, intitulé « Neko Majin Z 2 » est sorti au mois d’août 2003, dans le numéro 9 du magazine Monthly Shōnen Jump. S’en suivra trois autres chapitres publiés dans Monthly Jump jusqu’en février 2005. Neko Majin Z est l’histoire la plus auto parodique qui soit. Mais c’est également l’occasion de faire apparaître les personnages de Dragon Ball en tant que guest. L’histoire de Neko Majin reste cependant bien traitée et le thème des différents chats démons au grand cœur subsiste, avec notamment l’arrivée d’Usa Majin, un lapin qui vole les pouvoirs des divers Neko Majin peuplant la planète.

TOCCIO THE ANGEL – L’ange Toccio – : Il ne s’agit pas d’un manga au sens moderne du terme, mais plutôt d’un livre imagé. Destiné principalement aux enfants, Toccio The Angel est donc un Nao-manga conçu à la manière d’un livre d’illustrations. Les textes sont en hiragana et katakana pour simplifier la lecture et les cases sont dans des dimensions bien plus grandes que celles des BDs mangas que l’on connait. Les thèmes abordés, le scénario, ainsi que le personnage qui utilise une baguette magique pour lancer des sorts rappelle beaucoup Hyowtam.

Neko Majin Calico : Le chat Calico ou chat à écailles de tortue, est un chat à trois couleurs. C’est à cette espèce qu’appartient ce Neko Majin. Cette histoire courte de quinze pages fait suite à la première histoire de Neko Majin et exploite l’idée des diverses races de Neko Majin. Mike se veut moins parodique, bien que l’on retrouve un petit clin d’oeil à Dragon Ball, lorsque Neko Majin se retrouve confronté à un poisson géant dès le début de l’histoire. Il s’agit plus d’exploiter le thème du chat démon.

Ici le poste de police devant le parc Dragon sur la planète Namek : Ce chapitre parut dans le Weekly Shōnen Jump numéro 46 du mois de septembre 2006 a été réalisé avec Akimoto Osamu, l’auteur de Kochikame, justement pour célébrer les trente ans de ce manga culte au Japon. Dans ce numéro spécial de Weekly Jump, tous les mangaka ont ainsi pu célébrer cette date anniversaire.

Cross Epoch : Il s’agit ici d’un Cross Over mêlant les Univers de Dragon Ball et One Piece. Ce manga réalisé et dessiné par Toriyama-sensei et Oda Eiichirō, marque la collaboration des deux plus gros succès du magazine Weekly Shōnen Jump pour fêter le noël de l’année 2006.

Dr. Mashirito Abale-chan : Sortie à l’occasion de la promotion des Dr Slump DVD Box, cette courte histoire réalisée avec notamment des pages couleurs, sera adaptée en une courte animation de cinq minutes sortie le 3 mars 2007 avec le film One Piece : Episode of Alabasta Sabaku no Ōjo to Kaizoku-tachi. Ce petit spin-off est ainsi l’occasion de retrouver les personnages phares de Dr Slump après plus d’une décénie.

Sachie-chan Gū !! : Il s’agit du premier manga réalisé en collaboration avec Katsura Masakazu, mangaka et très bon ami du maître. Toriyama Akira est au scénario, tandis que les dessins sont assurés par Katsura Masakazu. Cette collaboration entre les deux amis qui se connaissent depuis déjà de très nombreuses années, n’en n’est qu’à ses débuts.

Ū-sama de l’île potable : Il ne s’agit pas vraiment d’un manga, mais d’une brochure réalisée en collaboration avec 2030 Magazine Saishū Senryaku Biosphere. Cette brochure a été réalisée dans le but de créer des campagnes de relations publique pour soutenir les activités des organisations travaillant sur la conservation et la distribution. On y traite de ressources biologiques comme les ressources forestières et agricoles, les ressources terrestres etc.

Jiya : C’est le second manga réalisé en collaboration entre Toriyama Akira et Katsura Masakazu. Toriyama est toujours chargé du scénario, tandis que Katsura réalise les dessins. Trois chapitres sortiront entre décembre 2009 et janvier 2010, dans les pages du Weekly Shōnen Jump. Cette histoire plus originale et sombre que la précédente est plutôt ambitieuse et soignée. Même si elle ne compte que trois chapitres, elle aurait facilement pu faire un très bon manga relié.

Kintoki -Toki aux yeux dorés- : Sorti le 15 novembre 2010 dans le Weekly Shōnen Jump numéro 50 de décembre, Kintoki est une nouvelle histoire courte de Toriyama, parue à l’occasion de la sortie d’une série de One Shots réalisés par les plus grands auteurs de ce magazine. Kintoki est une petite histoire sympa et soignée qui rappelle beaucoup Sand Land et les mangas d’action de Toriyama de la fin des années 90. L’histoire se termine sur une fin ouverte qui pourrait aisément laisser la possibilité d’offrir une suite ou bien encore de commencer une série.

Jako, le patrouilleur de l’espace : Sorti le 13 juillet 2013, dans le Weekly Shōnen Jump numéro 33, à l’occasion du 45ème anniversaire du magazine, Jako le patrouilleur de l’espace raconte l’histoire de Jako, un extraterrestre qui s’écrase un jour sur Terre, suite à un accident d’inattention. Il est sauvé par un vieillard habitant sur une île déserte, isolée du reste du monde. Jako sauvera l’humanité à la condition que le vieil homme répare son vaisseau spatial.

 

Designs de jeux vidéo

N/A.

 

 

Citations

« Dragon Ball, qui ne devait durer qu’un an lorsque je l’ai commencé, a été publié si longtemps qu’il a dépassé Dr. Slump ! Je me sens à la fois heureux et effrayé… »
Source : Commentaire du chapitre 249 de Dragon Ball (1989, WJ#49)

 

« Dans le volume de ce manga, Son Gokū est mort. Je pense qu’il est préférable de ne pas trop s’attacher aux personnages que je dessine, mais tout de même, je pense que c’est un peu triste de voir la mort d’un protagoniste que j’ai continué à dessiner pendant près de 10 ans. J’ai aussi envisagé d’autres moyens, mais je me suis finalement dit que le faire mourir était le mieux, après tout. Pour le moment, j’ai pris soin de ne pas rendre cela trop sombre, mais là-encore, je suis désolé Son Gokū-kun. S’il te plaît, pardonne-moi. »
Source : Introduction du tome 35 de Dragon Ball (septembre 1993)

 

« Je voulais vraiment vous remercier d’avoir continué fidèlement à lire Dragon Ball depuis si longtemps. Je vous suis très reconnaissant pour la manière dont vous m’avez tous soutenu jusqu’à la fin. En vérité, ça a été décidé il y a déjà longtemps, mais beaucoup de choses de son produites, aussi pardonnez-moi de vous l’annoncer si soudainement. Pour cette nouvelle étape dans ma vie, j’ai demandé une grande faveur à toutes les personnes concernées et je termine ce manga. Bien sûr, je fais mes plus plates excuses aux fans également. Je suis vraiment désolé. A partir de maintenant, je pense que je fais faire une petite pause, puis tranquillement dessiner quelques one-shots. Vous me reverrez quoi qu’il arrive. Je pense que ça sera (probablement) intéressant, donc suivez bien ! Eh bien, jusqu’à ce que ce jour arrive, c’est un au revoir. A la revoyure. »
Source : Weekly Shōnen Jump de mai 1995 (05 juin 1995)

 
 

Anecdotes

Akira Toriyama a créé un personnage basé sur lui-même, que l’on a l’habitude de nommer « Tori-bot ». Il s’agit en fait de son autoportrait, mais représenté d’une manière plus subtile. Il se dessine tel un petit robot rond, avec une sorte de masque à gaz. Cette représentation de lui-même fera plusieurs apparitions dans ses œuvres, comme dans ses mangas Dr. Slump et Dragon Ball, ainsi que leurs adaptations anime. Avant de créer le Tori-bot, Toriyama-sensei se représentait souvent sous la forme d’un oiseau à lunettes, tenant une plume. Cela est bien sûr une référence à son nom, puisque Tori signifie « oiseau » en japonais. Son nom se traduirait d’ailleurs par « montagne de l’oiseau ».

Grand fan de Nausicaä de la vallée du vent, Toriyama-sensei a vu ce film de Hayao Miyazaki des dizaines de fois. Le premier film Dragon Ball : « La légende de Shenron« , s’en inspire d’ailleurs beaucoup.

Dans les Daizenshū, à propos de Dragon Ball, Toriyama a révélé beaucoup de choses. Dans le Daizenshū 4, on apprend par exemple quels sont ses préférences autour de ce manga. Il explique que si jamais il devait écrire un spin-off de Dragon Ball, Mister Satan en serait le personnage principal. D’un point de vue design, son lieu favoris est la tour Karin. La technique qu’il souhaiterait le plus apprendre est le Bukūjutsu, mais sa technique favorite reste le Kame-Hame-Ha. Son combat préféré est celui qui oppose Gokū à Piccolo Daimaō. Car c’était la première fois que le sort du monde était réellement en jeu. Son second combat favoris est celui qui oppose Gotenks à Majin Buu. Son objet de référence est la Capsule Hoï-Poï, tandis que son humain artificiel favoris n’est autre que Cell sous sa seconde forme, à qui il souhaitait donner un rôle plus important au départ.

Dans Dragon Ball : À la base, les seuls humains artificiels qui devaient apparaitre étaient les androïdes N°19 et N°20. Mais son éditeur l’appela pour lui dire que ceux-ci n’avaient pas de charisme. Il fut contraint de rajouter N°17 et N°18, mais après un autre appel de son éditeur, il se décida à rajouter Cell. Ceci explique pourquoi dans la première édition du manga, Trunks parle de N°19 et N°20 à Gokū et non de N°17 et N°18. L’incohérence fut par la suite corrigée dans le manga et n’apparaît même pas dans la série télé.