Il s'agit ici de la partie consacrée à ce que les fans qui ne connaissent pas forcément la consistance du métier appellent familièrement "les doubleurs" français de l'anime.

On utilisera le terme comédiens dans un souci d'exactitude et de respect du travail d'acteur. Et surtout parce que c'est le nom véritable.

Le terme "doubleur" n'étant en vérité pas exact. Puisque ce métier ne correspond pas du tout à cette appellation. Lorsqu'on parle de "doubleur", on fait allusion à la boite qui s'occupe de faire doubler un produit par les comédiens justement.

Il s'agit d'un métier de l'ombre, que celui du doublage ; un travail de comédien, non un jeu de doublure comme on en trouve au cinéma. Attention a ne pas confondre !

 

La version française

Le contexte

En France, sur Dragon Ball, ce sont donc des comédiens ayant acceptés de travailler sur un ou plusieurs doublage(s) pour la S.O.F.I (société qui s'occupait des adaptations française de certains anime japonais) qui prêtent leurs voix aux personnages des séries Dragon Ball, Dragon Ball Z et Dragon Ball GT.

Vous l'aurez compris, il n'y a pas de métier de "doubleur". Et dans le cas présent, c'était à cette époque parfois à contre cœur que certains se lançaient dans l'aventure des animes japonais.

À cette époque (à la fin des années 80) les animes du pays du soleil levant étaient encore considérés comme des "sous-produits". Ainsi, on s'occupait peu de savoir comment ils étaient adaptés et doublés.

Ce qui explique le fait que nous ayons des adaptations désastreuses ne ressemblant en rien à l'œuvre originale (merci les chaines, le doubleur et les chargés de traduction) et que les comédiens aient pu improviser à quelques occasions.

C'est aussi la raison pour laquelle les voix ne ressemblent absolument pas aux originales. Personne n'essayait de coller à ce qui était fait à la base. Le seul but du produit qu'était la V.F. d'anime à cette époque c'était de produire une adaptation française aussi rapidement que possible.

Pour de nombreux animes des années 80/90 il arrivait que les textes soient joués sans même regarder la V.O. (Version Originale) avant ! Une chose impensable pour n'importe quel produit que l'on doit doubler, qui se respecte.

La V.F. (Version Française) de Dragon Ball était donc malheureusement doublée sans commune mesure avec la version originale car on n'obligeait pas le visionnage de la version originale avant (chose que l'on fait logiquement en séance, puisque c'est la définition du doublage = reproduire ce que fait l'acteur original), et avec surtout bien souvent des abominations niveau adaptation*...

Cette triste constatation n'est peut-être pas flagrante au premier abord si l'on ne connait que la version française et que l'on n'a jamais vu la V.O. On n'a donc aucun recule. Mais elle est bien réelle au gré des comparaisons et de ce que l'on sait aujourd'hui sur les travaux effectués dans les différentes versions.

*Le pire dans l'adaptation française ce sont les "traductions", puisque les adaptateurs ont parfois tout bonnement inventés plus d'une phrase sur trois.Dans le cas présent, l'adaptation c'est "comment adapter un anime japonais pour adolescents en dessin animé pour les gamins". Les comédiens n'y sont pour rien dans la traduction (bien qu'il y ait eu quelques improvisations) on le sait, mais on ne peut pas parler de la VF sans traiter ces critères, c'est pourquoi il était nécessaire de tout clarifier.
 

La technique

Pour expliquer rapidement comment les enregistrements fonctionnent, en France, nos comédiens jouent un texte défilant (la bande rythmo) en bas d'un écran qui projette l'anime (sans bruitage, ni musique au moment de l'enregistrement).

Là où excellent nos doublages c'est dans la synchronisation (parler avec le mouvement des lèvres). C'est la qualité principale du doublage des animes en France. Et ce, grâce à la technique de la bande rythmo ; Technique principalement utilisée en France, et dans quelques pays francophones.

En résumé, ça consiste à caler les répliques sur les mouvements des lèvres au bon endroit, au bon moment.

En revanche, là où ça commençait à aller moins bien, c'est au niveau du rythme de travail : Parfois quatre à six épisodes en une journée (en cause ; le client). Pour avoir un point de comparaison, au Japon ils mettent une journée pour faire un épisode. Et cela est produit et sort au rythme d'un seul épisode par semaine !

Le travail sur beaucoup d'épisodes peut parfois être longuement remis en question dans l'hexagone. Mais il s'agit là d'un problème intrinsèque aux méthodes de production des diffuseurs et ayant droits.

Quoi qu'il en soit la VF est imprégnée en chaque fan francophone, que ce soit avec nostalgie ou non. Nous vous présenterons ici les principaux comédiens qui ont aidés à la réalisation de la version française.