Adaptation française

L’Adaptation française de l’anime de l’époque est pour beaucoup synonyme de nostalgie, mais on ne peut décemment pas dire que c’est une bonne adaptation, fidèle à l’œuvre originale. En effet, encore à la fin des années 80 les manga(s) étaient (et le sont encore trop) considérés comme des dessins animés pour les enfants. Or, comme on le sait, chaque manga, chaque anime a son public au Japon. Dragon Ball est un Shōnen manga, donc un manga destiné aux jeunes garçons adolescents.

Malheureusement, tous les anime arrivés en France à cette époque ont subi les foudres de la censure et de piètres adaptations à cause de cela. Ils visaient un public enfant, aussi « afin de ne pas heurté la sensibilité des plus jeunes », on passait au crible tous les épisodes, afin de couper des morceaux par-ci par-là, idem pour le script adapté plus ou moins bien selon les adaptateurs de la S.O.F.I (boite chargé de l’adaptation française de DB, autrement dit ; le doubleur), avec des délais de productions inhumains et de réelles libertés quant à la fidélité de l’adaptation.

Habituellement les œuvres sont visionnés par le CSA (Contrôle Supérieur de l’Audiovisuel) et doivent être validées. Le fait qu’en France on se soit longtemps trompé de public pour ce genre de production, amena le CSA et d’autres organismes à venir jeter un œil sur les Shōnen Mangas des années 90 et à réussir à les faire interdire à la diffusion.

C’est avec cela qu’on arrive à avoir une Version Française qui est incompréhensible, bourrée d’incohérence et de n’importe quoi à tout va, avec des épisodes qui durent parfois 15 minutes au lieu de 23 etc.

Note : VF signifie « Version Française » et V.O « Version Originale », sous-entendu la version originale japonaise évidemment.

 

Adaptation et traduction : le florilège

Son Gokū devient tour à tour « Songoku » puis « Sangoku »

Son Gokū est appelé "Sangoku"

Son Gokū est appelé « Sangoku »

Tout d’abord le nom du héros, Son Gokū en V.O. change pour devenir « Sangoku » dans la Version Française. Notre héros perd ainsi son nom de famille (Son) au profit d’un prénom seul (le nom de famille se place avant le prénom en Japonais, d’où « Son Gokū »)…

Le plus étonnant c’est que le changement de nom n’intervient que sur le tard, car dans la série TV Dragon Ball, encore au début, il est question de « Songoku ».

Ses fils, Son Gohan, puis Son Goten subiront la même modification et deviendront « Sangohan » et « Sangoten » en Version Française.

À noter que pendant plusieurs épisodes au début de la série Dragon Ball, Gokū n’a pas encore de nom. Il sera quelque temps appelé « Tête de singe ».

Par ailleurs dans le générique français il était question de « Crokor au cœur d’or et de son amie Bulle »… Gokū rebaptisé « Crokor »?!

 

Les Dragon Balls appelées « Boules de cristal »

Les fameuses Dragon Balls

Les fameuses Dragon Balls

Ensuite, la chose la plus frappante, étant les Dragon Balls, qui ont étés renommées « Boules de cristales ».

Dragon Ball étant le nom de l’œuvre, c’est tout de même fort.

D’autant que ces Dragon Balls justement ne sont pas en cristal, autrement ça ferait longtemps qu’elles seraient brisées à force de chuter, de s’éparpiller, d’être jetées au sol et j’en passe et des meilleures.

Pour faire simple, avec ce choix de donner le nom de « boules de cristal » aux Dragon Balls, en France le titre de l’œuvre n’a aucun rapport avec la série télé.

 

Les Objets magiques de Son Gokū

Le Nyoibō et le Kinto-Un de Son Gokū

Le Nyoibō et le Kinto-Un de Son Gokū

Le Nyoibō et Kinto-Un ont étés renommés, ils ne deviennent que de simples qualificatifs, c’est à dire « bâton magique » et « nuage magique », voire « nuage supersonic ».

Il faut savoir que ces objets « sacrés » proviennent des histoires du roi des singes singe, Sūn Wùkōng (Son Gokū, en japonais), tirées des recueil du roman « La Pérégrination vers l’Ouest » et portent donc des noms spécifiques.

Ces noms sont les prononciations et retranscriptions japonaises des noms originaux chinois. Ainsi, dans à peu près chaque adaptation de « La Pérégrination vers l’Ouest », le bâton de Son Gokū sera nommé « Nyoibō » en japonais, ou « Nyoikinbō », et le Kinto-Un sera… Kinto-Un.

La VF omet totalement cela et propose encore ses propres noms, moins typés et dénués de toute référence à la culture asiatique et à « La Pérégrination vers l’Ouest ».

 

Kamé Sennin devient « Tortue Géniale »

Kamé Sennin devient "Tortue géniale"

Kamé Sennin devient « Tortue géniale »

Kamé Sennin, dit « Muten Rōshi » de son vrai nom, perdra toute son essence, en étant renommé « Tortue géniale » en France.

Kamé Sennin signifie « l’ermite tortue », et Muten Rōshi (son vrai nom) veut dire « vieux maître Muten » ; nom inspiré d’un célèbre maître des arts martiaux justement.

En version française il n’y a plus de nuance, tout le monde l’appelle « Tortue géniale », ses amis comme ses ennemis.

En version originale, Gokū qui a un langage très familier l’appelle « Papy », alors que Kuririn lui, avec tout son respect l’appelle « Muten Rōshi-sama ».

Toutes ces différences liées aux personnalités de chaque personnages se perdent complètement ici.

Autres appellations remarquées en VF : Le maître, Le vieil homme, Le vieil ermite, L’ermite à la tortue, Le maître des tortues, Le vieux sage, maître Buten, etc.

 

Pu-erh devient « Plume »

Pu-erh devient "Plume"

Pu-erh devient « Plume »

Pu-erh, (プーアル, Pūaru) le compagnon de Yamcha, fut renommé « Plume », pour une raison inconnue dans la VF.

Pūaru est la prononciation nipponne du mot chinois Pu-erh qui est une sorte de Thé. Quel est le rapport avec « Plume »?

Les autres appellations remarquées en Version Française pour ce personnages ne sont pas moins pire, puisqu’on a quand même droit à : Puarr, Piaillar, Pouare, « toi/tu » (deuxième personne du singulier)…

C’est pas encore du niveau de « Tête de singe » (pour Son Gokū), mais on n’en est pas très loin.

 

Les différents noms du Kamehameha

Le fameux Kamehameha de Kamé Sennin

Le fameux Kamehameha de Kamé Sennin

Le Kamehameha – qui est la technique la plus célèbre de l’Univers de Dragon Ball – devient tour à tour, « le retour en rafale », le « pouvoir suprême », le « rayon magique », « l’onde Kaméhamé », puis la « vague déferlante » ou encore « lumière infinie »…

Aucune explication rationnelle. Si ce n’est pour « l’onde Kaméhamé », où l’on peut faire le rapprochement avec le mot japonais « Ha » du mot KamehameHa, qui désigne justement une vague ou une onde.

On retrouve d’ailleurs cette appellation dans la version espagnole (qui a hérité des scripts d’AB), qui renomme cette attaque « Onda Vital » (Onde vitale).

Mais pour ce qui est du reste, tout n’est que pure illogisme de la part des adaptateurs de la version française. Et malheureusement pour notre plus grand mécontentement !

Les autres appellations remarquées en VF sont : Le cri qui tue, vague d’énergie, l’onde de choc, l’onde de « kame-hamé », l’onde de choc de « kame-am », pouvoir magique, « pouvoir magiqueeeeu », boule de feu, Arrière! Prends garde au feu, Yahaaa!, kamehamé, kaméhamega, la force universelle, « je t’invoque pouvoir magique », la transposition par la lumière…

On notera tout de même que Brigitte Lecordier, la voix française de Son Gokū enfant, a essayée de conserver le nom de « Kamehameha » dans la mesure du possible, car elle trouvait ce mot plus fort et plus parlant que les différentes nominations proposées par les adaptateurs et par le script fourni à la S.O.F.I. Bien que dans un premier temps, la technique se soit vue affublée de nombreux noms tous plus incroyables les uns que les autres.

 

Ten Shin Han devient « Tenshin »

Ten Shin Han devient "Tenshin"

Ten Shin Han devient « Tenshin »

Dans la série TV Dragon Ball, Ten Shin Han est renommé « Tenshin ».

C’est un raccourcis stupide, puisque Ten est son nom (de famille) en V.O.

Chaozu l’appel d’ailleurs « Ten-san », ce qui montre un certain respect envers son ami, malgré la proximité entre les deux personnages.

S’il avait réellement fallut raccourcir son nom dans certains cas, il suffisait donc de prendre exemple sur la Version Originale où Chaozu l’appelle justement par son nom ; Ten.

Dans l’anime en version originale on découvre plus tard que Tsuru Sennin appelle son petit-frère, Tao Pai Pai, de la manière suivante : « Pai Pai ».

Ainsi, dans la même mesure que Son Gokū, ou Ten Shin Han, ce sont des noms d’origine chinois, ou du moins, à consonance chinoise. De ce fait, bien que le nom de ces personnages soit en plusieurs parties, la première partie constitue le nom de famille, pour les japonais. En tout cas dans Dragon Ball, où Gokū transmet son nom à ses enfants, comme le fit Grand-père Son Gohan avec Gokū.

Ten Shin Han a donc « Ten » pour nom de famille, ce qui signifie que son prénom serait « Shin Han ». L’appeler « Tenshin » est donc totalement absurde. Tout aussi absurde que si on appelait Gokū, « Songo ».

 

Tsuru Sennin devient « Crane »

Tsuru Sennin devient "Crane"

Tsuru Sennin devient « Crane »

Tsuru Sennin (« L’ermite Grue », littéralement) est appelé « Corbeau Géniale » ou encore « Le maître des grues » dans la première édition française du manga de Glénat.

Mais à l’époque de l’adaptation de la série TV, il fut baptisé « Crane ». Cela signifie « Grue » en anglais. La prononciation en moins…

Dans certains épisodes il est même question de « Crème », voir « Mister Crème ». De quoi encore alimenter encore sensiblement l’archive de traductions, d’adaptations et de prononciations foireuses dont à fait l’objet la première version française.

 

Piccolo Daimaō devient « Satan Petit Cœur »

Piccolo Daimaō devient 'Satan Petit Cœur"

Piccolo Daimaō devient ‘Satan Petit Cœur »

Piccolo Daimaō, le grand roi démon Piccolo en japonais donc, fut renommé dans notre bien triste adaptation française, « Satan Petit Cœur ».

Ne cherchez pas de lien avec l’œuvre originale, il n’y en a pas. Ils se sont sûrement dit qu’il fallait un nom bien rigolo, que les enfants puissent apparenter au mal directement, on ne sait pas à vrai dire, ça nous passe un peu au dessus de la tête…

Le nom original est déjà bien stupide (et c’est voulut par l’auteur), puisque Piccolo est le nom d’une petite flute italienne. « Piccolo » veut justement dire « petit » en italien. Kamé Sennin dira d’ailleurs dans le manga, qu’il ne faut pas se fier à son nom qui parait plutôt mignon, car c’est en réalité un être incroyablement effrayant.

 

Les différents noms du Makankōsappō

Le Makankōsappō de Piccolo

Le Makankōsappō de Piccolo

Le Makankōsappō, technique ultime de Piccolo pendant l’Arc Saiyans, fut renommé « le rayon destructeur de Satan » (dure appellation inspirée très certainement de la signification des kanji qui composent le nom japonais*), puis parfois « le rayon maléfique », « la transposition par la lumière », « le rayon du diable », ou encore « l’aiguille magique »… Piccolo lance des aiguilles ?!!

*Makankōsappō (魔貫光殺砲) : Si on lit chaque kanji indépendamment et qu’on en fait une traduction littérale ça donne « Rayon de Lumière Démoniaque Assassin ».

 

L’ennemi est… notre ennemi…

Vegeta est notre "ennemi"

Vegeta est notre « ennemi »

Durant un bonne partie de la série où Vegeta fait cavalier seul tout en caressant le rêve de devenir immortel, Kuririn, Bulma et les autres ne cessent de l’appeler « l’ennemi » ou « le guerrier de l’espace ». Comme s’il n’avait pas de nom, ou que celui-ci n’avait pas encore été révélé… Ce n’est qu’au début de l’Arc Namek que le nom « Végéta » refait surface dans la version française.

À noter que la France est certainement le premier pays à avoir adapté « Bejīta » (べジータ), le nom original du personnage, en « Végéta ».

« Bejīta » est une modification volontaire du mot « Bejitaburu » en japonais. Pour expliquer l’origine de « Végéta » il faut donc remonter jusqu’à l’origine de « Bejitaburu » provient de l’anglais « Vegetable » qui signifie « légume ».

 

« Je suis devenu un vrai colosse de la nature »

Vegeta dit être devenu "un vrai colosse de la nature"

Vegeta dit être devenu « un vrai colosse de la nature »

Telles sont les paroles de Vegeta une fois guérit par Dendé, sur la planète Namek, dans l’introduction de l’épisode 84 de Dragon Ball Z dans notre version française.

Précisons tout de même que normalement il dit qu’il est maintenant devenu un Super Saiyan ! Là encore, c’est ce qu’il pense être devenu et non ce qu’il est réellement devenu après avoir frôlé la mort et avoir vu sa force de combat augmenter considérablement.

 

Les Super Guerriers de l’espace

Le Super Saiyan devient "Super Guerrier"

Le Super Saiyan devient « Super Guerrier »

Aussi appelés « Super Guerriers » pour raccourcir un peu…

Ils ne sont autres que les Super Saiyans, mais ici on parle du nom donné dans l’adaptation française. À partir du moment où les Saiyans furent renommés « Guerriers de l’espace », il est logique que les Super Saiyans soient appelés « Super Guerriers de l’espace », c’est bien beau tout ça, mais ou est le rapport avec ce qu’a écrit l’auteur me direz-vous ?!

Il est bien sûr inutile de préciser que les Saiyans ne sont pas les seuls guerriers dans l’espace

Freeza dit d’ailleurs dans un épisode en VF ; « je suis le plus puissant guerrier de l’espace »…

Et oui, cette appellation est tellement ridicule que quand Freeza dit pour une fois une phrase assez juste en français, ça n’a pas de sens à cause de l’autre appellation qu’ils ont inventé auparavant.

Yamcha est lui aussi qualifié de « Guerrier de l’espace » dans l’épisode 107 de Dragon Ball Z. On marche sur la tête ! C’est un Terrien tout ce qu’il y a de plus humain !

 

Le roi et le vaisseau…

Bulma explique ce que dit Kaiō

Bulma explique ce que dit Kaiō

« Le Roi a dit qu’ils sont morts sur le vaisseau (…) Ils ne pourront donc pas ressusciter »

C’est ce que dit Bulma dans la version française au lieu, de tout simplement dire que Kaiō venait de lui apprendre que Gokū et Kuririn ne pourront pas ressusciter car il sont morts sur la planète Namek qui vient d’exploser.

On a donc un roi (Kaiō)… et un vaisseau (la planète Namek ??!!)…

Les autres appellations remarquées pour Kaiō dans l’anime Dragon Ball Z en VF sont : Kaïoh, Kaitoh, Neptune, Le maître, Le roi, Le grand Kaïo, « Mon ami le roi »…

 

Les nouveaux noms de Yajirobé

Yajirobé devient "Yaji", puis "Balance"

Yajirobé devient « Yaji », puis « Balance »

Dans l’épisode 126 de Dragon Ball Z, Yajirobé se fait appeler « Yaji ». Très friands de racourcis nos adaptateurs…

Durant quelques épisodes de l’Arc Humains artificiels, à commencer par l’épisode 129, Yajirobé fut aussi renommé « Balance » !

Pour quelle raison me direz vous ? Et bien la seule explication c’est que justement son nom japonais désigne un jouet balancier. Mais pourquoi avoir changé son nom en plein milieu de la série, pour seulement quelques épisodes ? That is the question…

 

Kakarotto remplacé par « Cachalot »…

Vegeta parle de "Cachalot"Vegeta parle de "Cachalot"

Vegeta parle de « Cachalot »

C’est le nom donné à Son Gokū par Broly dans le 10ème film Dragon Ball Z : Le super guerrier n’a pas de répit !! Le duo dangereux et par Vegeta dans un épisode de la série TV…

Il faut savoir qu’en Version Originale ces derniers appellent constamment Gokū par son nom Saiyan : Kakarotto.

En version française ceci n’est pas rendu pour Vegeta, puisqu’il appelle simplement Gokū, « Sangoku » comme tout le monde.

Dans le 8ème film « Dragon Ball Z : Broly le super guerrier », Broly appel Gokū « Caroto »… Seulement ça ne dure que le temps de ce long métrage, puisqu’il change d’appellation (et de voix) dès le film suivant dans lequel il apparaît. Quant à « Cachalot », allez savoir où ils ont été chercher ça…

 

Les « Super Nameks »

Gokū s'apprête à ramener Dendé

Gokū s’apprête à ramener Dendé

C’est le nom donné aux Nameks dans un épisode de Dragon Ball Z, lorsque Gokū dit qu’il va se rendre sur la nouvelle planète Namek pour chercher un nouveau Dieu pour la Terre.

Lorsqu’on fait allusion aux « Super Nameks », on parle alors d’un guerrier à la puissance sans commune mesure comme Slug ou Piccolo une fois réunifié avec Dieu.

Dans le cas présent, il s’agit de simples Nameks. Donc le « Super » n’avait vraiment rien à faire là. Et l’idée d’ajouter cet adjectif dans les traductions est tout bonnement incompréhensible.

 

« Neptune »

Kaiō sur la planète Kaiō

Kaiō sur la planète Kaiō

Durant les épisodes où Gokū rend visite à Kaiō afin de localiser la nouvelle planète Namek (Dragon Ball Z épisodes 172 et 173), Kaiō est appelé « Neptune » dans la version française.

Ce nom très connu de la version animée francophone, reviendra pendant l’Arc Majin Buu, puisque Kaiōshin sera également renommé Neptune, mais en définitif pour son cas.

Il est possible que ce nom ridicule provienne d’une grosse erreur de traduction à la base, puisqu’il existe en japonais les mots Kaiō (界王, litt ; Roi du monde), c’est à dire nos Kaiō justement, et Kaiō (海王, litt ; Roi des océans). Voyez comme les deux mots ne s’écrivent pas pareil.

Kaiō-sei (海王星) orthographié avec ces kanji (caractères japonais) désigne justement la planète Neptune en Japonais, comme la planète Kaiō si on l’écrit avec ces caractères : 界王星.

 

Mister Satan renommé « Hercule »

Mr. Satan devient "Hercule" en VF

Mr. Satan devient « Hercule » en VF

Mister Satan fut renommé « Hercule » en version française.

L’explication étant qu’un autre personnage s’appelait déjà « Satan » chez nous : Piccolo (qui, je le rappel, fut renommé « Satan Petit Cœur »).

Si les adaptateurs avaient évité cette fantaisie stupide sur le nom de Piccolo Daimaō, on aurait peut être pu échapper à ce changement de nom.

À noter que pour le temps d’un film (le neuvième film DBZ, « Dragon Ball Z : Les Mercenaires de l’espace ») Mister Satan, ou « Hercule » en VF, a été appelé « Hercule Satan » ! Fusion des deux noms attention !

Dans la VF de Dragon Ball Z Kai, doublée en 2013 et 2014, Mr. Satan fut renommé « Monsieur Satan ». Là encore, il y a eu une traduction du mot « Mister », alors que même en japonais le mot est conservé en anglais.

 

« Le Guerrier Intergalactique »

Great Saiyaman craignant la VF

Great Saiyaman craignant la VF

Il s’agit de Great Saiyaman dans la version française de l’anime.

En version originale, Son Gohan prend ce pseudonyme inspiré du mot « Saiya » (race des Saiyan) pour cacher son identité. « Great Saiyaman » pourrait se traduire par « Grand homme Saiya » en anglais. Mais dans la VF, on prend le parti de se référé au nom déjà donné aux Saiyans en VF.

Encore un changement immonde de nom dont on aurait pu se passer, mais qui concorde avec l’erreur monumentale qu’ils ont commis : à savoir renommer les Saiyans ; « Guerriers de l’espace ».

 

Majin Buu renommé « Boubou »

Majin Buu devient "Boubou"

Majin Buu devient « Boubou »

Le terrible Majin, Majin Buu, devient le « méchant Boubou » en version française.

Le pauvre Majin, doit se farcir un nom de gros bonhomme mignon tel un Bisounours.

Je ne pense pas qu’il soit utile de commenter ce changement qui n’a aucune logique et aucun sens… On expliquera simplement que le nom original du personnage vient d’une formule magique vu dans Cendrillon : « Bibidibobidibou ».

En Japonais ça a donné « Bibidibabidibuu ». Ainsi le personnage se nomme « Buu ».

Le mot « Majin » signifie quant à lui « Personne maléfique » littéralement et est généralement associé aux sorciers. On s’en sert aussi parfois pour les mages et autres personnages démoniaques, comme les démons.

 

Vegetto devient « Végéku »

Vegetto fut baptisé "Végéku"

Vegetto fut baptisé « Végéku »

Vegetto (ベジット, Bejitto), fusion de Vegeta (ベジータ, Bejīta) et Kakarotto, devient « Végéku ».

Ils n’en avaient peut être pas encore assez fait, alors il en remirent une couche, en créant un nom personnalisé pour ce personnage, unique à notre version.

Vegetto (son nom dans l’édition française du manga par Glénat) convenait très bien, seulement il est vrai que dans l’anime, personne ne sait qui est « Kakarotto » puisque tout le monde appelle Gokū, « Sangoku »… Donc difficile de faire fusionner un nom que personne ne connaissait avec « Végéta » pour donner « Vegetto ». On a donc eu « Végéku » (Végéta + Sangoku)…

Fort heureusement Gogeta (ゴジータ, Gojīta), qui apparaît dans le film 12 DBZ, Dragon Ball Z : « Le film » (Fusion), n’est pas un nom formé depuis le nom Saiyan de Gokū. Ils n’ont ainsi pas eu de problème pour traduire ça en « Gogéta » (Sangoku + Végéta).

On notera qu’encore aujourd’hui énormément de gens ne sait pas écrire correctement « Vegetto » (qui prend deux T), et le nom est parfois retranscrit en « Vegeto » dans les jeux vidéo et d’autres produits dérivés adaptés en France.

 

Le « Super-super Guerrier » et ses dérivés…

Le Super Saiyan 2 ou "L'hyper guerrier"

Le Super Saiyan 2 ou « L’hyper guerrier »

Voir également « l’hyper guerrier » et le « mega guerrier »…

« Super-super guerrier » est le nom donné au Super Saiyan 3, quant à « l’hyper guerrier » c’est le nom qu’ils donnent au Super Saiyan 2 quand Gokū se transforme ainsi dans l’épisode 245.

Cependant, dans d’autres épisodes de l’Arc Majin Buu, ces noms sont réutilisés aléatoirement, et « l’hyper guerrier » devient aussi le Super Saiyan 3 pour un jour etc. Rien de bien brillant en somme.

Il arrive même à Gokū, déjà transformé en Super Saiyan 3, de dire qu’il a besoin de temps pour se transformer en Super-super guerrier au lieu de dire qu’il a simplement besoin de concentrer son Ki. Sachant qu’en plus dans la série TV originale Dragon Ball Z, Gokū n’ira jamais plus loin que le stade de Super Saiyan 3…

 

Les « Boules de feu »

Les Kikō deviennent des "boules de feu"

Les Kikō deviennent des « boules de feu »

Nom généralement donné aux Kikōha (vagues d’énergie) dans l’anime, dans sa première version française.

Le pire ce n’est pas tant que les « traducteurs » aient mis ça… mais surtout que c’est reprit par un bon nombre de personnes.

Le jour où Gokū lancera du feu, il pourra faire concurrence à Dābura… Le seul personnage qui lance vraiment du feu par ses propres mains et sa bouche dans la série TV Dragon Ball Z (on oublie donc les films avec Hirudegarn, ou la série Dragon Ball avec les Pilaf Machines etc.).

Dans l’épisode 152 de la série TV, Ten Shin Han remplace le nom de sa technique, le Shin Kikōhō, par une phrase sortie de nulle part : « Attends un peu de gouter à ma super technique de boule de feu ! ».

 

La « Mega Super Vague Déferlante »

Le Big Bang Kamehameha de Gogeta

Le Big Bang Kamehameha de Gogeta

Ils avaient peut être décidés de tous nous rendre sourds lorsqu’ils ont transformé le magnifique Big Bang Kamehameha de Super Gogeta dans l’épisode 60 de Dragon Ball GT en cette abomination.

Comment les attaques combinées de Gokū et Vegeta, le Big Bang Attack et le Kamehameha pourraient donner « Mega Super Vague Déferlante » ?!

Ça sent le nom donné à l’arrache, pour faire un effet « costaud », sans même se préoccuper de savoir ce qu’est cette technique à l’origine.

 

Nous passerons bien sûr sur le fait que la plupart des personnages ont de toute manière été renommés de façon grossière, comme « Crilain » (Kuririn), « Shéron » (Shenron), « Matou Malin » (Karin), « Ginue » (Ginyū), « Le bébé mutant » (Baby), « Li shéron » (Î Shinron) etc.

Ajoutons à cela les multiples coupes psy, Dragon Ball n’a plus que le déroulement du scénario et l’image en commun avec l’œuvre originale… Et encore, il est possible qu’on nous raconte n’importe sur quoi sur les événements et rappelons que l’image est elle aussi bien souvent censurée…